Shakirawhenever.com - Toute l'info sur Shakira

Shakira au Bangladesh

Shakira a passé 3 jours au Bangladesh les 17, 18 et 19 décembre 2007, afin de constater les problèmes liés au passage du cyclone Sidr. Par sa notoriété, elle a voulu faire connaître les besoins des populations locales au monde entier.

Retrouvez les photos de son voyage ici, et une vidéo ici.

Shakira et Nipah

Shakira a également laissé un message sur son site officiel afin de témoigner de ce qu'elle a pu voir sur place : ( merci à Pirry du forum Shakirawhenever pour la traduction )

"Avant le passage du cyclone, J'avais prévu de visiter le Bangladesh pour en apprendre plus sur le travail mené par la BRAC et l'UNICEF dans le domaine de l'éducation. Après que le cyclone a frappé, mon voyage est devenu plus urgent - Plus de 3500 personnes ont été tuées, 8 millions de personnes ont été affectées, et plus de 3000 écoles ont été endommagées ou détruites.

Maintenant que j'ai vu de mes propres yeux la désolation qui régnait partout, je sens qu' il est indispensable que les gens du monde entier soutiennent le Bangladesh. Ils ont désespérément besoin d'un soutien de la communauté internationale pour reconstruire leur pays et leurs vies.

N'oublions pas que là-bas il ya des gens qui vivaient dans un état d'extrême pauvreté avant que le cyclone frappe. Plus de 100 millions de personnes au Bangladesh vivent avec moins de deux dollars par jour.
La Colombie, vous le savez, est un pays qui doit aussi faire face à beaucoup de difficultés, et j'ai appris au travers de ma fondation l'influence de l'éducation sur la vie des individus.

Je suis une étudiante de tout ce qui concerne l'éducation universelle, et je suis venue pour étudier l'éducation et son impact possible dans d'autres parties du monde. Je donnerai de mon temps l'année prochaine pour savoir et apprendre encore plus sur le sujet de l'éducation et voir ce que je peux faire de mon côté
Nous avons visité l'une des régions les plus touchées par le cyclone, une ville qui a été dévastée. Tout était détruit; les maisons, les écoles, les cultures -- tout était sens dessus dessous.
J'ai visité des écoles maternelles et des écoles primaires qui ont été construites par la BRAC au cours des ans, et aussi un programme de l'UNICEF pour une éducation élémentaire destinée aux enfants qui travaillent et ont difficilement accés à l'éducation dans les zones urbaines de Rajshahi, de même qu'un programme destiné aux enfants des rues dans lequel l'UNICEF est aussi impliqué.

Au cours de ma visite à Patuakhali, je n'oublierai jamais les visages des mères qui venaient de perdre leurs enfants, ou l'histoire de Shahnaz, la fille qui est morte en tenant ses livres, ou les marques sur les bras d'une jeune mère qui a survécu en s'accrochant à un arbre mais qui n'a pu sauver la vie de ses deux uniques enfants.

En particulier je n'oublierai jamais la voix de Nipah la fille qui m'a chanté un chant de deuil/tristesse/douleur car elle venait de perdre ses deux parents et se retrouvait seule au monde.
Tandis qu'elle chantait les paroles "Maman, où que tu sois, prends-moi avec toi", sa douleur, aussi bien que la douleur de sa communauté toute entière était tellement claire, précise tellement tangible que je pouvais presque la "toucher".
Quand j'ai demandé à Nipah ce qu'elle ressentait, elle m'a dit que l'école était le seul endroit où elle se sentait mieux.
Leur école était en ruines mais c'était pourtant à peu prés tout ce qui leur restait. Quand j'étais là-bas j'ai constaté que cette école était le seul endroit où je pouvais voir les enfants sourire, chanter, et s'amuser.

S'il y a bien quelque chose que j'ai appris au cours de ma visite au Bangladesh, c'est qu'au milieu de tant de souffrances et de dévastation, il y avait un oasis, où les enfants pouvaient être à nouveau des enfants, et oublier leurs soucis pour quelques heures. L'école était le lieu où Nipah l'orpheline se sentait en sécurité.

Après cette visite je suis plus convaincue que jamais que reconstruire les écoles détruites par le cyclone, construire de nouvelles écoles et offrir une éducation de qualité de même qu'une alimentation saine est la solution à de nombreux problèmes auxquels les enfants font face au Bangladesh et dans des pays en développement comme le mien.

L'éducation, l'alimentation, et un soutien psycho-social peut faire une énorme différence pour chaque enfant dans le monde, notamment ceux qui ont tout perdu, les gens qu'ils aimaient et tous les espoirs qu'ils avaient.
L'école est l'endroit ou les enfants ont le droit d'être juste des enfants, un espace qui leur appartient où ils peuvent grandir dans un environnement sain.
Où ils peuvent non seulement apprendre mais aussi jouer, chanter, se socialiser, et communiquer avec d'autres enfants qui partagent les mêmes problèmes, un endroit où ils peuvent se sentir membres d'un groupe, ressentir qu'ils font partie de cet endroit et que cet endroit leur appartient.
Je ne suis pas experte et je suis simplement en train d'apprendre à propos de toutes ces problématiques, mais l'éducation semble être la seule porte de sortie et la clé pour un meilleur futur et un monde plus sûr.

Comme je viens de le dire, je ne suis pas spécialiste; j'étudie juste la question, mais il me semble que préparer nos enfants à vivre, leur enseigner des compétences, leur donner une éducation de qualité et l'accès à une alimentation équilibrée sera le seul moyen de briser le cycle dans lequel ils sont piégés, à savoir : peu de compétences, de faibles revenus, et une pauvreté inter générationnelle.
Chaque centime investi dans des programmes d'éducation sera un investissement qui portera ses fruits pour la société.
S'investir pour nos enfants c'est s'investir pour avoir un monde avec plus d'égalité et de sécurité.

Je veux encourager chaque ONG, gouvernement et chaque personne de ma génération à faire tout ce qui est entre nos mains pour envoyer chaque enfant à l'école et améliorer l'éducation partout dans le monde.
Il n'y a rien qui justifie qu'on ne puisse fournir un accès universel à une éducation de haute qualité pour les enfants du monde.
J'ai été bouleversée par ce que j'ai vu, mais je suis aussi frappée par le sentiment d'espoir que je pouvais lire dans les yeux de ces enfants, qui ont encore des rêves.
Si on leur donne un minimum de soutien, ils seront capable de réaliser de grandes choses.
Ces enfants vont être éduqués. Voulons-nous qu' ils soient protégés et puissent devenir adultes dans ces écoles ou voulons-nous laisser la place aux gangs de rue, et aux groupes radicaux, criminels et subversifs?
Si nous voulons un monde plus sûr alors les enfants doivent être notre priorité.
C'est à nous de choisir."

Section News



BOF "L'amour aux temps du choléra"

BOF Amour aux temps du cholera
Inclus "Hay Amores" & "La Despedida"
Commandez cet album sur amazon


Annonces


contact - plan du site - haut de page - copyright © Shakirawhenever