Traduction Shakirawhenever.com
- Comment faire en sorte que le gouvernement mexicain s'implique pour les enfants, quand sa
principale préoccupation est la sécurité ?
-Le gouvernement du Mexique et son président ont toujours fait preuve d'une
grande sensibilité à propos du thème de l'enfance, je dirais que l'éducation et de la
sécurité sont des questions qui vont de pair. L'instruction des enfants,
en plus d'être une priorité au sein de toute société, peut certainement aider
une société à devenir plus juste et plus sure.
- Comment éviter que l'aide offerte par ALAS soit seulement palliative
et faire qu'elle devienne une politique publique?
- L'engagement que nous demandons aujourd'hui, c'est que les gouvernements
incluent des éléments concernant l'éducation de la petite enfance comme une
question d'État ; qu'ils les considèrent comme des programmes publics d'éducation, et qui plus est prioritaires.
Nous autres artistes ne pouvons que sensibiliser l'opinion publique, mais ce sont les gouvernements qui peuvent vraiment faire changer les choses.
- Comment parvenir à une réelle unité en Amérique latine, au-delà des
frontières physiques et idéologiques?
Nous agissons pour les enfants, où qu'ils soient ; nous avons réuni des artistes,
des intellectuels, des hommes d'affaires et les présidents de tous les pays. En
tant que groupe, nous sommes unis au-delà des frontières, c'est un bon exemple
de l'Union latino-américaine.
- Pourquoi les présidents de l'Andalousie sont-ils impliqués?
Qu'attendez-vous d'eux? Qu'attendez-vous de la part des
gouvernements?
Ce sont les dirigeants qui en fin de compte peuvent avoir un impact sur la mise en
œuvre aujourd'hui de ce qu'ALAS demande. ALAS est composé d'artistes qui
peuvent sensibiliser, d'entrepreneurs qui font des dons
importants et de penseurs qui assurent la compréhension des causes que nous défendons par le plus grand nombre, mais en fin de compte, seul l'État, par l'intermédiaire de son
gouvernement, peut apporter des réponses à la question. Faire
cela sans l'aide ou les engagements de chaque président serait impossible.
- Comment allez-vous continuer à promouvoir des politiques publiques sur le
sujet?
-Notre objectif est d'obtenir des mesures solides et concrètes. L'idée de la fondation s'est d'abord mise en place avec les artistes et les entrepreneurs.
Ce fût la naissance d'ALAS et la base de notre action. Puis nous avons procédé à des
concerts de sensibilisation pour rassembler toutes les personnes qui souhaitent attaquer ce problème qu'est la nécessité d'éduquer les enfants dès leur plus jeune âge, et pour diffuser notre
message là où habituellement il a du mal à arriver.
Après avoir annoncé plus de 200 millions de $ que les hommes d'affaires se sont engagés à
investir dans cette question, aujourd'hui, nous avons réussi
quelque chose d'historique ici : les Présidents se sont entendus pour intégrer cette question dans le prochain Sommet ibéro-américain,
où seront réunis les dirigeants des 22 pays de la région. Aujourd'hui est un très beau
jour pour ALAS et nous pouvons d'ores et déjà dire que la prochaine étape, le sommet ibéro-américain,
sera primordiale, et permettra d'atteindre plus d'engagements concrets par les gouvernements.
- Pensez-vous que les stars doivent parfois prendre la place des autorités?
Je pense que nous, artistes, avons la responsabilité d'aider. Mais je dis toujours que nous ne pouvons rien faire seuls.
Les dirigeants sont ceux qui décident et j'ai vu beaucoup d'entre eux qui s'impliquent réellement . (Felipe) Calderon en est un bon exemple.
- Quel est, à votre avis, le problème des politiques en
Amérique latine? Pourquoi notre région n'est pas capable de progresser?
-La clé est l'éducation. Plus nous investirons dans l'éducation, plus nous ferons de progrès.
Plus d'éducation, davantage de progrès, plus l'égalité des chances.
Il n'y a pas d'outil plus puissant pour l'égalité des chances et le progrès que
l'éducation précoce.
- Quel est le rôle de l'initiative privée? Avez-vous vraiment réussi à impliquer les
entreprises pour la cause que vous défendez, ou bien est-ce essentiellement pour elles un moyen de "laver leur
image», un investissement "marketing" plus qu'humanitaire ?
-Les hommes d'affaires jouent un rôle clé. Ils sont conscients des problèmes de
la région et savent qu'ils ont la responsabilité d'aider, et bien sûr,
en retour, ils savent bien qu'une partie de leur succès vient du peuple. Je les ai vus
conscients de cela et j'ai senti que leur véritable motivation est d'aider à
bâtir un meilleur pays.

Inclus "Hay Amores" & "La Despedida"
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